Le Soudan rompt ses relations diplomatiques avec le Tchad
Le président soudanais Omer al- Bashir a annoncé dimanche une décision de rompre les relations diplomatiques de son pays avec le Tchad, en rendant ce dernier responsable d'une attaque lancée samedi par les rebelles du Darfour sur la capitale soudanaise Khartoum. Pays: Soudan
"Le Soudan rend le Tchad reponsable de ce qui s'est passé et réserve son droit d'y répondre", a affirmé le président soudanais dans un message adressé à la nation soudanaise. Samedi, un groupe de militants du Mouvement rebelle de la justice et de l'égalité (JEM) s'est inflitré dans la zone d'Omdurman, dans le nord-ouest de Khartoum, avant d'avoir affronté les forces armées soudanaises et les forces de la police.
C'était la première fois que les rebelles au Darfour sont entrés dans la capitale Khartoum et y ont lancé des attaques depuis l'éclatement des conflits sanglants en février 2003 dans la région ouest soudanaise limitrophe du Tchad. Le gouvernement soudanais a maintes reprises accusé N'djamena de fournir une assistance aux mouvements rebelles au Darfour, mais le gouvernement tchadien a rejeté cette accusation. ==============================================================
Des combats éclatent entre l'armée soudanaise et des rebelles darfouris à Khartoum, un couvre-feu est imposé (PAPIER GENERAL) KHARTOUM.
Le gouvernement soudanais a confirmé que des affrontements s'étaient déroulés samedi entre des troupes de son armée et des rebelles venant du Darfour (ouest du Soudan) dans la capitale Khartoum, où un couvre-feu a été imposé. Dans un communiqué, l'armée soudanaise a indiqué que ses troupes "font actuellement face à des rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) dans le nord de Omdurman".
Le JEM, dirigé par Khalil Ibrahim, est considéré comme étant le plus puissant parmi les deux douzaines de groupes rebelles au Darfour, où un conflit se déroulant depuis cinq ans a fait plus de 10 000 morts. Selon le communiqué, des rebelles du JEM se sont infiltrés dans le nord de Omdurman après avoir été repoussés du nord de Kordofan, la zone voisine du Darfour. Dans le nord de Kordofan, l'armée a eu des affrontements avec les rebelles, indique le communiqué, appelant les habitants locaux à rester vigilants et fournir des informations utiles pour aider à repousser ce groupe rebelle.
De fortes explosions et des coups de feu ont été entendu à Omdurman, la porte nord de la capitale soudanaise menant au Darfour. Un grand nombre de soldats armés et de policiers étaient visibles sur les principales routes à Khartoum et les ponts sur le Nil entre le centre-ville de Khartoum et Omdurman ont été fermés au trafic. C'est la première fois que les rebelles du Darfour entrent dans la capitale et y lancent des attaques depuis l'éclatement du conflit sanglant dans cette région de l'ouest du Soudan en février 2003.
A Khartoum, le ministère soudanais de l'Intérieur a imposé un couvre-feu en vigueur de 17h00 locales (14h00 GMT) à dimanche 06h00 (03h00 GMT). "Le ministre de l'Intérieur Ibrahim Mahmoud Hamid appelle les citoyens à être prudents et à rester chez eux car les forces sont toujours en affrontement avec le groupe d'infiltrateurs et à fournir toute information qui aide à l'arrestation du groupe rebelle", indique un communiqué publié par le ministère de l'Intérieur. Depuis jeudi, le gouvernement soudanais a averti à plusieurs reprises que des rebelles darfouris envisageaient de s'infiltrer dans la capitale afin de mener des activités de sabotage et provoquer une panique parmi les habitants.
La police soudanaise a annoncé vendredi avoir pris des mesures de sécurité après avoir été informée que des rebelles darfouris tentaient de s'infiltrer dans Khartoum et d'autres villes du pays. Le communiqué invite également les citoyens à coopérer avec la police et à informer sans retard cette dernière de tout acte suspicieux. L'armée soudanaise avait auparavant indiqué dans un communiqué avoir reçue une information sur "les préparatifs menés par le rebelle Khalil Ibrahim pour perpétrer une tentative de sabotage et un truc publicitaire en s'infiltrant dans la capitale et d'autres villes".
Le gouvernement soudanais annonce l'échec de l'infiltration des rebelles dans la capitale -- Le gouvernement soudanais a annoncé samedi soir qu'une tentative d'infiltration dans la capitale, Khartoum, des rebelles depuis la région ouest instable du Soudan qu'est le Darfour a été écrasée. Un nombre de rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont été tués dans les combats ayant lieu dans la zone d'Omdurman dans le nord-ouest de Khartoum, a affirmé la police. Certains agents infiltrés ont été arrêtés, selon la police, et d'ajouter que les troupes étaient en train de ramasser les corps.
On ne sait pas s'il s'agissait des soldats ou policiers tués dans les affrontements, qui ont éclaté aux environs de 16H15 ( 13H15 GMT) et duré environ cinq heures. Le Soudan accuse l'armée tchadienne d'avoir attaqué sa frontière Les forces armées soudanaises (SAF) ont accusé vendredi l'armée tchadienne d'avoir attaqué une région frontalière sur le territoire soudanais pour soutenir l'infiltration et des tentatives de sabotage des rebelles du Darfour dans la capitale Kartoum et d'autres importantes villes.
"Les forces armées tchadiennes ont lançé vendredi une attaque contre la région frontalière de Kashkash", a déclaré le porte- parole des SAF Osman al-Aghbash. Il a noté que les SAF avaient repoussé les troupes tchadiennes qui se sont ensuite retirés vers les territoires tchadiens. Les forces armées tchadiennes ont lancé des tirs d'artillerie depuis le Tchad après son retrait des territoires soudanais, selon le porte-parole. Il a estimé que cette attaque avait été effectuée "comme un soutien direct du gouvernement tchadien aux tentatives de l'infiltration et du sabotage qui ont été fomentées par le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM)". L'armée soudanaise avait affirmé reçu une information "sur les préparations du groupe de Khalil Ibrahim pour mener des tentatives de sabotage dans la capitale et d'autres villes".
L'armée a précisé dans un communiqué qu'elle avait détecté "des traces d'infiltrations par certains rebelles via les frontières tchadiennes". Khalil Ibrahim dirige le Mouvement rebelle pour la justice et l'égalité (JEM), considéré comme la plus importante force rebelle au Darfour. De son côté, le secrétaire du JEM chargé des relations publiques Haroun Abdul-Hameed a démenti sur une radio locale toute intention d'entrer dans la capitale Kartoum pour sabotage. Le Soudan accuse régulièrement le Tchad de soutenir les rebelles du JEM, ce que dément N'djamena.
Soudan : renforcement de la sécurité conte toute tentative d'infiltration rebelle Les forces de sécurité soudanaises ont déclaré vendredi avoir renforcé la sécurité après avoir reçu des informations sur des tentatives d'infiltration par les rebelles du Darfour dans la capitale et d'autres villes importantes. "La police a pris des mesures nécessaires pour sauvegarder les citoyens et les installations après une alerte par les institutions de sécurité chargées de surveiller les activités menées par le groupe rebelle de Khalil Ibrahim pour s'infiltrer dans la capitale et d'autres villes", a déclaré la police nationale soudanaise dans un communiqué.
La police soudanaise a également appelé à une coopération de citoyens pour dénoncer immédiatement toute activités suspectes. L'armée soudanaise avait affirmé reçu une information "sur les préparations du groupe de Khalil Ibrahim pour mener des tentatives de sabotage dans la capitale et d'autres villes". L'armée a précisé dans un communiqué qu'elle avait détecté "des traces d'infiltrations par certains rebelles via les frontières tchadiennes". Khalil Ibrahim dirige le Mouvement rebelle pour la justice et l'égalité (JEM), considéré comme la plus importante force rebelle au Darfour.
De son côté, le secrétaire du JEM chargé des relations publiques Haroun Abdul-Hameed a démenti sur une radio locale toute intention d'entrer dans la capitale Kartoum pour sabotage. Les Etats-Unis condamnent l'attaque des rebelles au Soudan Les Etats-Unis ont condamné samedi l'attaque des rebelles au Soudan, appelant à l'arrêt immédiat du combat entre l'armée du gouvernement soudanais et les rebelles. "Les Etats-Unis condamnent la récente attaque du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) dans la région d'Omdurman, près de Khartoum", a déclaré le Département d'Etat américain dans un communiqué.
"Nous appelons à l'arrêt immédiat du combat. Ces actions neutralisent les efforts de la communauté internationale pour soutenir la résolution des conflits au Soudan", poursuit le communiqué. Les Etats-Unis "implorent le JEM et le gouvernement du Soudan de prévenir toute attaque contre les civils à Omdurman et au Darfour, et déconseillent aux deux côtés de prendre des actions de représailles basées sur l'ethnie ou la tribu", ajoute le texte. Le gouvernement soudanais a auparavant confirmé qu'un combat a eu lieu samedi à Khartoum, capitale du pays, entre l'armée gouvernementale et les rebelles du Darfour (ouest).
La tentative d'infiltration des rebelles du JEM a été déjouée par les froces de l'ordre. Le JEM, dirigé par Khalil Ibrahim, est considéré comme le plus puissant militairement de quelques dizaines de groupes rebelles de la région agitée du Darfour.
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