CAN 2010 - Une CAN 2010 décevante /Sports
La Coupe d’Afrique des nations en Angola s’est achevée sur la victoire 1-0 de l’Egypte, en finale, face au Ghana. Cette CAN 2010 a été décevante à bien des égards : faible niveau de jeu, organisation défaillante, scandale avec l’affaire de l’attaque du car togolais… Vivement 2012.
La Coupe d’Afrique des nations 2010 s’est achevée ce 31 janvier sur la victoire de l’Egypte 1-0 contre le Ghana. Une finale sans grand spectacle mais meilleure dans l’ensemble qu’une compétition ratée. Bilan.
Un faible niveau de jeu
Est-ce dû à la médiocre qualité des pelouses ou aux trajectoires aberrantes du ballon ? Toujours est-il que le niveau de jeu fut décevant durant cette CAN 2010. La faute aussi à des stars telles que Didier Drogba, Michael Essien ou Samuel Eto’o passées à côté de leur sujet. Seul le quart de finale entre la Côte d’Ivoire et l’Algérie fut de niveau mondial. Le match d’ouverture entre l’Angola et le Mali (4-4) et les sorties du Cameroun furent également distrayantes. Et quelques sélections telles que le Malawi et la Zambie ont offert un spectacle rafraichissant. Pour le reste, on repassera. En 2008, toutes les rencontres n’avaient pas été belles mais l’attaque avait été à l’honneur avec 99 buts inscrits, soit 3,1 buts par confrontation. En 2010, les filets ont tremblé à 71 reprises (avec les trois matches du Togo en moins). Souvent à la faveur de fautes défensives grossières.
Une organisation défaillante
L’Angola n’était pas prêt à accueillir une Coupe d’Afrique des nations malgré des efforts colossaux. Hormis les stades et les routes y menant, rien n’a fonctionné. Les tribunes étaient rarement pleines, les supporters étrangers peu présents, les tarifs hôteliers et alimentaires prohibitifs, les volontaires mal formés, peu souriants et à côté de la plaque, les transports aériens catastrophiques. Même les joueurs ont souffert des conditions sur place. Plusieurs équipes, telles le Malawi ou le Mozambique, n’ont pas pu s’entraîner normalement. D’autres ont composé avec les innombrables et insupportables retards d’avions et annulations de vols. Et que dire de la scène aussi grotesque que surréaliste montrant l’Egyptien Mohamed Zidan, encerclé et ceinturé par une nuée de stewards pour l’empêcher de célébrer la victoire finale avec ses supporters ? Tout un symbole.
Le scandale du car togolais
Dans trente ans, lorsqu’on évoquera cette CAN 2010, ce sera pour parler de l’attaque du car togolais. Le 8 janvier dernier, l’équipe du Togo a été victime d’une embuscade menée par des militants du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC). Deux personnes sont mortes dans cet assaut. La Confédération africaine de football est loin d’avoir été à la hauteur niveau compassion, sa première réaction ayant été de mettre en cause le choix des Eperviers de voyager par la route plutôt que par l’avion. Puis la CAF a exclu l’équipe du Togo pour les CAN 2012 et 2014 pour cause d’ingérence politique : Lomé a ordonné le retrait de sa sélection. Les joueurs se sont retrouvés victimes d’un contexte politique local et de querelles les dépassant de bout en bout.
Un point positif : des finalistes à la hauteur
Les Egyptiens et les Ghanéens ont fait honneur à l’histoire de la Coupe d’Afrique des nations. Les Pharaons en remportant leur septième succès – le troisième d’affilée – ont confirmé leur domination continentale et démontré que la continuité payait. Les Black Stars, eux, ont impressionné les observateurs. Malgré une cascade de forfaits, le Ghana a fait bloc. Le culot des champions du monde juniors 2009 est un beau gage d’avenir. Il faudra compter sur cette sélection en Coupe du monde 2010 et lors de la CAN 2012 en Guinée-équatoriale et au Gabon.